(NDLR : Le droit à une éducation accessible à tous fait partie de notre vision du développement durable. C'est pour cela que nous publions ce texte en lien avec la grève étudiante de ce printemps.)
Texte de Simon Côté, jeune nouveau résident de L'Islet-sur-mer.
L’égalité des chances est un concept étranger pour bon nombre de citoyens québécois. Plusieurs ne sauraient comment bien le saisir.
La façon la plus simple que j’ai trouvé pour y arriver est d’utiliser le mouvement de contestation étudiant, que personne ne peut aujourd’hui ignorer. La compréhension du concept de l’égalité des chances est même un moyen primordial pour saisir le message que nous lancent ces jeunes citoyen-ne-s.
Commençons d’abord par nous mettre dans la peau d’un enfant d’une famille pauvre, ou d’une famille de classe moyenne endettée, qui sont aujourd’hui sont plus nombreuses que jamais. Cet enfant, s’il veut obtenir une formation universitaire qui le passionne et espérer ainsi faire partie d’une classe sociale mieux nantie, devra inévitablement affronter des obstacles financiers. Les frais de session actuels l’obligeront à travailler pour payer ses dépenses académiques, et ce, autant pendant les sessions d’étude que durant l’été. Les coûts de sa formation le forceront également à emprunter des milliers de dollars à des institutions bancaires ou à l’État, à qui il sera contraint de payer des intérêts durant plusieurs années. Vous devinerez comme moi que le poids de l’endettement de cet enfant sera d’autant plus grand s’il doit quitter une région rurale et déménager en ville.